Messages reçus sur association.ru@orange.fr

 

Le 05/05/08 – ex salarié Roussel-Uclaf

 

Bonjour à tous,

 

J'ai été très emballé par la qualité de ce bouquin, qui mérite sans aucun doute une excellente place chez tous les libraires de France et de Navarre. J'ai beaucoup apprécié bien sûr le côté historique, mais le style enlevé que Sylvain Rossignol a utilisé est remarquable. C'est une vraie chronique personnelle et professionnelle, vivante grâce aux dialogues bien écrits.

 

Bien évidemment, pour ceux qui ont travaillé chez RU, HMR, Aventis... Il y a aussi un bonus : le jeu de « qui est qui » ? Qui se cache derrière chaque pseudonyme? Pour Isabelle, c'est malheureusement évident, mais pour les autres, c'est autre chose : peut-être Colette, Danielle, Jean-Pierre ? Cela n'a d'ailleurs que peu d'importance, mais c'est la promesse de quelques bonnes soirées «Hercule Poirot».

Sincères félicitations à toute l'équipe

-----------

Le 15/05/08 – ex salarié Roussel-Uclaf

 

Bonjour les z'amis !

 

Je suis un peu triste car j'ai terminé le livre. Je n'aime pas finir un livre, surtout s'il me plaît !

Lire 33 ans de sa vie en une semaine, c'est frustrant, Sylvain aurait dû faire un bouquin de 1000 pages !

J'ai beaucoup aimé la façon d'écrire sur le conditionnement, notamment un passage (page 7) dans lequel j'entendais le cliquetis de la machine : les mains de Simone qui « butinent étui, notice, étui plié, notice dans étui, flacon ..... ». Jusqu'à la période 98, le ton est à la fois intime et léger (je ne crois pas utiliser le bon mot, mais je ne trouve pas celui que je cherche!), facile à lire et à partir de 98, on sent la gravité monter (c'est peut-être moi, pour l'avoir vécu !). Au début, il est vrai, comme m'avait prévenu Annick,  que j'ai cherché à savoir qui était qui, mais ça passe vite, on assimile vite les personnages du roman à ses collègues. Bravo aussi pour la fin, Yann (là, je crois savoir qui c'est, ce breton !) ne mâche pas ses mots ! Certains vont apprécier ! En revanche, dommage que les projets Alternatif et Néréis ne soient pas plus développés ainsi que toutes les manifs originales que nous avons faites (vélos, bateaux-mouches, camion sur le périf ....), je le regrette un peu mais il faut bien que je dise autre chose que du positif !

--------------------

Le 31/05/08 - ex salarié Roussel-Uclaf

 

Je suis de Roussel Uclaf, mais du Siège, ce qui est amusant c'est que je suis entrée chez Roussel aussi en Septembre 1967 et j'en suis partie en Décembre 1998 (pendant la période donc qui est retracée dans le livre !) J'ai beaucoup aimé cette Société, et cela m'a fait de la peine, lorsqu'à Romainville, on a retiré sur la tour : ROUSSEL UCLAF ! (Je suis venue à Romainville aussi en 1992).

Ce livre m'a beaucoup intéressée et même plus, j'avais l'impression de lire ma jeunesse, et aussi de me souvenir d'événements qui s'étaient envolés. Et aussi la façon de vivre dans les années 1967-1975.

Certes au Siège les préoccupations étaient différentes, mais en 1968  je me souviens très bien, lorsque les travailleurs de Romainville sont sortis de la bouche de métro Saint François Xavier, la Direction avait fermé les grilles. A cette époque je travaillais à l'angle du Bld des Invalides au rez-de-chaussée, donc j'ai bien vu tous ces gens avec leurs banderoles, cela faisait un peu peur.

Dans le livre, j'ai vu aussi, que le Siège coûtait cher dans le prix de revient des médicaments !

Merci pour ce livre, pour moi, c'est un peu l'histoire de ma vie.

Je pense que vous avez changé les noms des personnages du livre.

PS c'est par hasard que j'ai découvert ce livre, un article dans le Monde.

---------------

Le 03/06/08 - Historienne

 

 Bonjour,

 

 Je n'ai pas encore tout à fait fini la lecture du livre mais je voulais  déjà vous dire combien je l'apprécie et combien je me réjouis d'une  telle démarche.

 Le sujet me tient en outre particulièrement à coeur : historienne (je  n'ai rien à voir avec mon homonyme qui écrit sur la Renaissance), j'ai consacré ma thèse à l'histoire des relations entre pouvoirs publics et  entreprises pharmaceutiques. Je voulais à l'origine travailler sur  l'histoire d'une firme pharmaceutique mais il était impossible  d'accéder aux archives d'une entreprise.

Aussi je suis heureuse de la parution de ce livre : pas seulement parce  qu'il complète ce que je sais déjà de l'histoire de Roussel-Uclaf; mais aussi parce que vous avez su restituer ce que nous historiens peinons à  faire et réussissons fort mal, cette trame du quotidien qui fait notre  histoire à tous.

Encore bravo !

PS : par contre je suis triste qu'il n'y ait pas de photographies dans le livre.

--------------------

Le 05/06/08 - ex salarié Roussel-Uclaf

 

Je viens juste de finir la lecture du livre. Je dis bravo et à quand un film ... En parcourant les pages de pratiquement toute ma carrière à RU (je suis rentré en 1975), j'y ai retrouvé une atmosphère et beaucoup de nostalgie. A chaque page, pour la période que j'ai connue: des images, des odeurs, des sons me revenaient et beaucoup de tristesse.

J'ai également aimé ce livre en tant que roman, les personnages sont vrais et on est avide de savoir ce qui va leur arriver au détour de chaque page. Il est le reflet de plusieurs périodes de la vie de la Grande Industrie Pharmaceutique de l'époque à travers cette belle Usine qu'était Roussel Uclaf.

Et même si parfois, j'ai pu être en désaccord avec certains des acteurs dans le cadre de leur mandat syndical lorsqu'ils venaient me voir, je leur dis merci pour ce magnifique livre.

Cordialement

--------------------------

 

 

Le 11/06/08 ex salarié Roussel-Uclaf

 

J’ai lu avec intérêt votre livre « NOTRE USINE EST UN ROMAN ».Ce que vous relatez n’est pas ce que j’ai vécu en tant que chimiste en recherche de 1950 à 1990. Votre récit débute en septembre 1967, vous passez sous silence un grave accident survenu le 2 octobre 1967 : une explosion due au fluorure de perchloryl faisant 2 blessés graves. Je ne peux l’oublier étant l’une des victimes. Comme je suis encore dans la critique, on voit que le livre n’est pas écrit par un chimiste. Certaines descriptions techniques ne sont pas claires. Dans l’accident que vous décrivez, le manipulateur est brûlé par du brome et non par du bromure comme vous l’écrivez. La meilleure partie du livre est l’historique du naufrage de RU. Pour moi qui a travaillé en recherche pendant 40 ans ça fait mal, quel gâchis ! Quand je pense par exemple, au démantèlement de la collection qu’on alimentait par des échantillons de nos produits nouveaux, en prenant grands soins dans la rédaction des étiquettes (formule + nomenclature à l’encre de chine et au crayon). Que sont devenus nos rapports !! On a l’impression d’avoir été inutile.

Vous dites que ROUSSEL était un patron paternaliste, je n’ai jamais eu à m’en plaindre. Actuellement, beaucoup seraient heureux d’avoir un patron comme lui. Les patrons d’aujourd’hui sont bien pires. C’est vraiment l’argent, le profit avant tout.

Votre livre devrait intéresser les milliers de personnes ayant travaillées chez ROUSSEL.

Je vous félicite pour votre travail, le sujet en valait la peine.

-------------------

Le 15/06/08 – ex salarié Roussel-Uclaf

 

Bonjour à tous,

 

Je viens de finir de lire " Notre usine est un roman" et l'histoire m'a beaucoup plu et ému aussi. En tant qu'ancienne de Romainville, je me suis promenée à l'intérieur de l'usine tout au long du livre, et bizarrement même aux époques où je n'y étais pas encore...peut être un sentiment d'appartenance, de fusion avec les gens, les lieux..

Il est vrai que 20 années ça laisse des traces " le travail, il n'y a rien de pire, mais on n'a pas encore rien inventé de mieux"

Mon mari Eric et moi même avons travaillé de 1982 à 2004 dans cette usine (ou plutôt devrais- je dire "site" avec un clin d'oeil à Pierre qui ne m'en voudra pas j'en suis sûr)

C'est Dino qui m'a fait éclater de rire avec son vécu de la collaboration avec les Américains "avec lesquels il n'y a pas qu'un océan qui nous  sépare" (pour l'avoir vécu, inutile de dire que j'adhère complètement avec la description qu'il en a faite pages 347-348...génial !)

Des moments d'anciennes angoisses avec le nom de "Monitor», l'impression d'être un petit poisson jeté dans un aquarium à requins, et puis tous ce qui a suivi...la prise de conscience collective, le combat, et ce "jeu" entre la direction et les salariés, devrais je dire entre le roi et le tiers état... l'histoire est un éternel recommencement!

 Merci à tous ceux qui ont fait en sorte que ce livre soit arrivé à son terme et entre mes mains, c'est une bonne thérapie pour... tourner la page ou plutôt pour fermer le livre.

Un Merci tout particulier à Mr Rossignol pour sa dédicace et sa restitution des faits à travers l'écoute de toutes ces personnes transformées en personnages de roman (bien sûr, j'en ai reconnu certaines).

 Bien Amicalement.

----------------

Le 16/06/08 – Sociologue

Mais j’ai enfin réussi à voler un peu de temps à mes dossiers pour lire le livre… avec beaucoup de plaisir, surtout pour la dernière partie. Je serai très heureuse de trouver l’occasion d’en parler un jour prochain avec vous.

En attendant, je sais qu’une note de lecture sera faite dans la revue « Travailler », une de plus car si j’ai bien compris les informations diverses, c’est un vrai succès et donc je suppose une grande satisfaction pour vous tous, bien méritée.

Avec toute mon amitié

------------

Le 18/06/08 -

 

Une sacrée dose d'émotion et de larmes, de colère et de rire, j'ai dévoré le bouquin. Mes deux seules critiques sont d'une part une difficulté à distinguer au début Nadine de Gisèle, et, d'autre part, je regrette qu'un seul courant politique apparaisse alors qu'il y avait d'autres militants communistes qui n'étaient pas au PCF, par exemple des militants de Lutte ouvrière. J'aurais bien aimé avoir leurs sentiments.

Mais j'en arrive à ma question principale : j'ai presque tout compris à propos des explications théoriques jusqu'à… la dernière partie du témoignage de Yann Le Briac sur le RU339. Ses actes I et II m'allaient très bien mais le III n'est pas clair. Je me pose plusieurs questions :

1. L'oestradiol, hormone naturelle contre l'ostéoporose, existe et marche bien. Yann ajoute que cette hormone naturelle n'est pas brevetable, donc pas «privatisable» si je comprends. Quel intérêt les ingénieurs ont-ils à en fabriquer une de synthèse ? C'est moins cher à fabriquer ? ça rapporte plus d'argent ? Comment HMR espère que les femmes achèteront une molécule plus chère ?

2. Le Raloxifène est un produit «concurrent». Donc, il y a déjà une molécule de synthèse ? Brevetée ? J’avais cru comprendre que le RU339 était la première !

3. Yann dit que le RU339 pourrait s'avérer pro tumoral. HMR lui enlève son boulot mais il le testera sur des femmes et l'arrêtera, preuve que Yann avait raison, non ? Donc, pourquoi ont-ils viré Yann puisqu'il a fait ce que HMR fera sans lui ?

Si quelqu'un pouvait m'éclaircir sur ce point, je l'en remercie d'avance.

En tout cas, bravo !

----------------------------

Le 20/06/08 - ex salarié Roussel-Uclaf …

 

Mon avis sur le livre après une première lecture. Il se lit comme un roman, la plupart des personnages sont intéressants. A partir de 1981 (date de mon entrée à RU) j'ai lu de façon différente en essayant de reconnaître ce que j'avais vécu et j'attendais un plus long développement du "combat des 49-50" puisque c'était le dernier de Romainville. Je suis restée un peu sur ma faim!!

Je n'ai pas compris l'interprétation de la "benne de la bibliothèque scientifique": les Américains n'y étaient pour rien, il fallait libérer de l'espace au sous-sol pour la cafétéria et surtout calquer Rhône Poulenc qui n'avait pas de vraie bibliothèque.

J'ai prêté ce livre à une amie mais le relirai moins rapidement cet hiver.

-------------------------------

Le 25/06/08  

 

Je voudrais remercier vivement l'auteur et tous ceux qui ont permis la réalisation de ce livre.  Loin de toute théorie qui aurait pu enfermer, loin de toute enquête classique, la forme profondément originale du livre donne toute sa force aux témoignages, aux morceaux de vie. Justesse, authenticité, vérité: ces qualités éclatantes trouvent une résonance qui bouleverse.

Mille fois merci. Je m'emploie à faire lire ce livre que j'ai découvert à l'occasion d'une émission sur France-Culture qui en parlait avec enthousiasme.

---------------------------

Le 12/08/2008

 

Bonjour... à tous

 

J’ai lu,

J’ai lu votre vie car il s'agit bien de cela.

Merci pour ces bouleversants témoignages qui nous racontent le  quotidien des femmes et des hommes au travail pour le meilleur et pour  le pire.

J'ai aimé que ces drames se racontent par l'humanité; les forces, les  faiblesses, les illusions, les désillusions, les tendresses, les  paresses, les combats, les défaites, les incompréhensions, les injustices...

 

Citoyen indigné, je lutte avec vous, avec d'autres pour redonner du  sens à la vie

Homme, je pleure souvent, mais m'enthousiasme aussi beaucoup pour les  petites humanités qui font l'Humanité.

Ce que j'ai lu et qui est votre vie (vos vies) me parle de moi, de mes parents, des femmes, des hommes partout dans le monde, de ceux qui se sont donnés la main, de ceux qui ont soufferts, de ceux qui sont morts  parfois pour que je puisse être là aujourd'hui à vivre avec d'autres  avec des droits et des devoirs, du respect, de la dignité, de la  solidarité.

 

Ce livre (merci à Sylvain Rossignol pour cette belle écriture) devrait  être aux programmes de l'éducation nationale (qui doit émanciper plus qu'instruire) en philosophie, en littérature, en science de la vie.

 

Merci encore d'avoir été ce que vous avez été

Merci pour la leçon d'humanité bonne et mauvaise parfois

Merci pour l'espoir

Et la Fraternité.